OPPIDUM : cinq ans de surveillance des produits consommés par les toxicomanes à Marseille

Publié le 1 septembre 2011

San Marco et al., Thérapie, 1996

  • Auteurs : J.-L. San Marco, J. Jouglard, X. Thirion, F. Albertini, J. Arditti, H. Coulouvrat, J.-C. Delarozière, D. Glezer, S. Monier, P. Prat, J.-J. Santucci, M. Spadari, B. Tanche, G. Lagier
  • Résumé : Nous voulons suivre les variations des produits et des modes de consommations des toxicomanes. Obtenir l’adhésion des intervenants nécessite l’anonymat des données et la restitution de l’information. Cinq ans de surveillance par sondages sont présentés. 1283 sujets (80% d’hommes, d’environ 27 ans, ¼ travaillent) ont consommé 2241 produits. L’héroïne est la plus consommée, devant les benzodiazépines, le cannabis et la cocaïne. Les benzodiazépines sont largement dominées par le Flunitrazépam, marqueur de désocialisation, utilisé par les consommateurs ayant débuté très jeunes leurs consommations, plus souvent chez ceux qui sont incarcérés, qui ont peu d’activité professionnelle. La cocaïne est consommée par voie intraveineuse aussi souvent que par voie nasale, et dans 2/3 des cas retrouvés lors d’une incarcération. L’ecstasy (M.D.M.A.) est en train d’apparaître. La codéine, utilisée seule, par des sujets plus vieux que les héroïnomanes, deux fois plus au travail, pratiquement jamais en prison, semble traduire l’existence d’une désintoxication voire d’une substitution « sauvage » à l’héroïne.
  • Référence : Thérapie 1996 ; 51 : 586-598
  • Liens :
    • Résumé sur PubMed
    • Texte intégral sur addictovigilance.fr + (accès restreint aux seuls Centres d’Addictovigilance)
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